présentation

mercredi 24 décembre 2025

25 decembre

 

Noël approchait, nous étions tous impatients, bien que, selon mon père, Noël était un jour comme les autres ; nos vaches ne voyaient pas la différence ! Les petits attendant les jouets, les grands regardant les petits s'émerveiller. Pour l'occasion, mes sœurs ainées rejoignaient la ferme familiale. Nous les attendions aussi impatiemment que le père Noël. 

Elles étaient déjà adultes et avaient quitté la maison depuis un bout de temps. Hormis mes sœurs E..... et M.......,je n'ai jamais vécu avec les autres. 

En parlant de père Noël, avec ma petite sœur, nous nous demandions bien comment un vieil homme ventru, joufflu et bedonnant, pouvait bien utiliser le conduit de cheminée pour s'introduire chez les gens, alors que dans chaque ferme, un poêle à bois fioquait* tout feu tout flamme ? 

Nous nous amusions à l'imaginer partir en courant façon le loup des trois petits cochons, le feu aux fesses... Croire au père Noël s'assimilait un peu à croire en Dieu. Nous n'étions pas très croyants... Il y avait un peu trop d'incohérences dans l'histoire. Le mystérieux secret du père Noël s'éventa relativement tôt. Notre scepticisme et surtout l'aide de nos deux frères plus âgés y contribua allègrement. Pourtant, pour réaliser la prouesse de distribuer des joujoux par millier selon Tino Rossi, que ma maman adorait, j'imaginais le père Noël être une force de la nature, un géant. Et après mûres analyses, j'avais fini par le démasquer. Je savais qui il était. C'était facile, il apparaissait dans les émissions télévisées chaque année à la même période.

Il avait de l'allure, mon père Noël, une force de la nature, un colosse, avec une voix de velours.


À toutes celles et ceux qui passeront par ici, je souhaite un joyeux Noël.

 

 

*Fioquer : faire feu, alimenter copieusement un feu de bois, brûler du bois.

 

 

  si la vidéo ne fonctionne pas, pas de panique, elle est ici clic

samedi 13 décembre 2025

Radio pirate

 

Un de ces jours passés, j'ai allumé la radio. Parmi les vingt-quatre stations mémorisées, je n'en ai trouvé aucune qui diffusait de la musique. Étonnant ! J'ai parcouru la bande FM, mégahertz par mégahertz, rien ne m'a plu, rien n'a accroché mon oreille. 

Je devrais, peut-être mettre à jour mes choix de station de radio ! Tandis que je cherchais désespérément, je me fis cette réflexion : il est bien loin le temps des radios libres, celles qui voyaient le jour un peu partout sur les ondes. Radio ceci, radio cela, radio pirate ; tout l'monde s'éclate !

 

La musique était reine, la publicité quasi-inexistante. Cela tranchait nettement des radios dites, d'état. Puis faute de moyens, de revenus, une certaine forme d'usure, l'engouement en baisse, beaucoup périclitèrent. D'autres, se regroupèrent entre elles, devinrent plus grandes, couvrirent une plus grande zone de diffusion et attirèrent la convoitise de riches actionnaires attirés par le profit. Bref, de petites radios locales, elles prirent un nouvel essor, et devinrent radios nationales avec des antennes locales. 

Tout doucement, elles occupèrent la bande FM, puis la totalité de la bande ; avec, en prime, une suite ininterrompue de publicités aussi débiles les unes que les autres. 

Cela doit être ça, d'être vieux, comme dit mon fils... !  

Je ne sais pas. Je n'en écoute plus beaucoup ! 

Radio classique pour le réveil, ensuite, sur ma route du travail, j'écoute une radio pour celles et ceux qui ont quelque chose entre les oreilles (clic)... Je l'ai découverte alors que je ne faisais pas partie de la tranche d'âge qui « caractérise » cette radio !

En zappant, je fus accroché par un jeune animateur qui n'en avait rien à cirer (clic)... Son émission du même nom me séduisit instantanément ; je devins fan. De fil en aiguille, je suis resté sur ces ondes. J'y suis encore, j'adore ses humoristes, la pertinence des chroniques, les bons mots, l'humour.

Je dois avouer que pendant un certain temps, j'avais déserté. Je ne trouvai rien qui ne me plaise, sinon l'inimitable Tanguy Pastureau, qui officiait sur une radio Luxembourgeoise (clic). Puis, par un coup de hasard, je tombais sur une chronique d'une journaliste belge, son humour, son irrévérence, cette façon d'analyser l'actualité en moins de trois minutes, me fit tomber sous son charme. Bref, je l'adore (clic).

De ce temps révolu, comme les cartes de vœux et autre almanach des postes et télécommunications, il ne reste presque plus rien. Les radios libres montées de bric et de broc, n'existent plus. Elles ont accompagné toute ma jeunesse. Cela doit être ça, que d'être vieux, comme dit mon fils :-)