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samedi 20 juillet 2019

Bibliothèque









-Dis donc, Xoulec ! Tu n’as pas honte, de te prélasser  de la sorte ?
-Ben, non ! Tu vois bien, je suis confortablement installé sous le tilleul, j’infuse…


- Mais au fait, qui es-tu, pour me demander des comptes ?

-Je suis ta conscience.

-Tu veux plutôt dire, mon inconscience ? Une sorte de Gémini Cricket, comme celui qui officie chez Célestine et que j’ai mis un temps fou à identifier…

-Non, je suis juste ton autre toi, celui qui partage ce même corps, ton côté pile.

-Ah oui, mon côté face est le capitaine de ce radeau qui me méduse !

-Effectivement, c’est toi le capitaine, oh capitaine. Mais je me dois de te rappeler que tu as une bibliothèque à fabriquer…

-Merci, mais tu devrais savoir que je suis comme la cigale de la fontaine ; j’attends que la bise vienne. Je suis plus à l’aise pour travailler. Ce n’est pas que je sois fainéant par ici, mais il fait si chaud à midi…

-Dis donc, tu ne serais pas un peu du sud ?

-heu, du sud, du sud, du sud de quoi ? Et qu’est-ce que tu insinues, par-là ? Je te rappelle que j’avance. Ce n’est pas une évidence, mais j’avance... Débiter un mètre cube de bois ne se fait pas en trois coups de cuillère à pot… Tout d’abord, définir ce que je veux réaliser, j’en ai déjà parlé : une bibliothèque louis XVI.
 




 








 Il faut ensuite répertorier toutes les pièces qui la composent, sur une fiche de débit. Tracer chaque morceau sur les planches de frêne et ensuite, procéder au débit, proprement dit. Attention les doigts !


 






 




 Voilà, après plusieurs heures à tronçonner, déligner, j’ai terminé ma bibliothèque. Euh, enfin, j’ai terminé le débit. Elle est là !



 
 






  N’est-elle pas belle !




Ah oui, j’oubliais ! Moi, j’ai l’image dans la tête… Pour vous, il va falloir attendre encore. J’aime laisser le temps au bois de se stabiliser avant de le mettre en œuvre ; opération qui ne débutera pas avant l’hiver. Je suis un gars lent, mais ça aussi, je l’ai déjà dit. 
De plus, en cours de route, je trouve le moyen de m’ajouter des ouvrages supplémentaires, comme ce superbe feuillet que je destine à la fabrication d’une palette de peintre. Si d’aventure en aventure, je croise le chemin de Chinou, ce sera pour elle…



 










Il ne me reste plus qu'a le raboter, chantourner, un coup de ponçage et je le remise dans un coin du garage.

dimanche 14 juillet 2019

Humour !






     

Qu’est-ce donc ? Il parait que c’est la politesse du désespoir ! Je ne me sens pas spécialement désespéré et pourtant, j’aime manier l’humour ; il me semble depuis toujours. Plus jeune, j’agaçais beaucoup, avec. Et puis, j’ai appris à le manier plus délicatement, comme un outil de précision. Dans mon cas, l’âge fait beaucoup à l’affaire.
Lors d’une grande foire internationale, comme il y en a dans beaucoup de grandes villes, manier l’humour m’a permis de rentrer sans acquitter le moindre euro. Sept euros, c’est vraiment trop cher pour visiter des commerçants qui ne pensent qu’à vendre des « trucs » dont vous n’avez pas spécialement besoin. J’étais en possession du dépliant détaillant point par point les moments forts de ladite foire, ainsi que les horaires et les conditions d’entrées à tarif réduit. C’est alors que me vint l’idée d’écrire une requête et par la même de quémander le « précieux » cézame. Je fis part de mon étonnement à ce que cette rubrique ne me représentât point…

Lundi : journée des seniors, Hélas ! Je ne l’étais pas encore !

Mardi : journée de la femme, Re-hélas ! Je n’avais aucune envie de subir une quelconque chirurgie plastique, ni traitement hormonale, pas plus que de perdre ma superbe voix de baryton.

Mercredi : journée des enfants, une entrée gratuite pour tout adulte accompagné d’un enfant de moins de dix-huit ans. Trois fois hélas ! Je ne disposais pas librement de mes mercredis après-midi…

Jeudi : entrée gratuite pour toutes celles et ceux qui fêtaient leurs quarante ans cette année-là, qui était aussi la durée d’existence de la foire. Je ne voulais pas intenter un procès à mes parents, faisant valoir qu’ils auraient dû me concevoir plus tardivement.

Vendredi : gratuit en nocturne. J’avais un commentaire à écrire, j’avais pris des notes toute la journée, je ne pouvais attendre le lendemain. J’étais un homme normal et je ne remplissais aucun des critères requis…

Ayant démonté toutes les conditions d’entrée à tarif réduit, je mélangeais le tout dans un texte, que, malheureusement, je n’ai pas conservé et qui allait me valoir à peu près la réponse suivante : « Monsieur, en effet, vous ne remplissez aucune des conditions d’entrée à tarif réduit. Cependant, votre demande ne manque pas d’humour et je dois avouer qu’avec mes collègues, nous avons beaucoup ri. Rien que pour cela, veuillez trouver en pièce-jointe, un titre d’entrée. Vous souhaitant une belle visite, etc. etc. »
Comme quoi, avec un peu d’humour, on peut ouvrir des portes…