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samedi 20 avril 2019

Méga rêve !



 











Ne vous est-il jamais arrivé de faire un rêve si fort qu’au réveil, on doute de son irréalité ?  Avec cette question qui revient : j’ai rêvé, ou quoi …? 
C’est assez troublant, quand le rêve se confond avec la réalité...
Bien sûr, à l’adolescence, cela arrive souvent ; quand les hormones entrent en action, que les draps s’en souviennent… On se rend compte que le rêve et la réalité sont intimement liés.
Mon rêve avait pour décor une forêt. Pas celle nécessaire à la construction de feue la charpente de la célèbre cathédrale, partie en fumée. Non plus une forêt lointaine où l’on entendît le hibou répondre au coucou, du haut de son grand chêne. 
Une forêt toute proche, la plus belle chênaie d’Europe. 
Je ne faisais pas d’accrobranche, pourtant, je flottais à deux mètres au-dessus du sol, porté dans une chimère au parfum d’interdit… 
Une escapade hors du temps, où je n’étais plus tout à fait moi-même et pourtant pleinement moi. C’était fantastique, comme le sont les forêts, dans les contes de Perrault. Quasi-mystique, comme les légendes. Un endroit où vivent les fées, les sorcières,  les belles aux bois, les schtroumpfs. Ces fameux petits personnages qui rient tout le temps ; chatouillés qu’ils sont par les herbes hautes, à un endroit que je ne nommerai pas.
Mon rêve flou baignait dans cette atmosphère étrange que l’on retrouve dans le célèbre roman d’Alain Fournier.  Cette même sensation où, plus on se rapproche de quelque chose et plus on s’en éloigne inexorablement... C’est dans cet état, proche de l’Ohio que je suivais sans y croire le fil de mon histoire. J’étais tombé sous un charme, dans une forêt de chaînes…
La nuit pâlissait déjà, que mon rêve s’étiolait à mesure que je me réveillais.

Ce n’est qu’en découvrant dans ma boite aux lettres un poème à l’encre bleu même pas délavée que je sus que mon rêve était réalité, lié à jamais.





dimanche 14 avril 2019

Blog






C’est en cherchant  l’étymologie d’un prénom que je suis tombé, par hasard, sur une pépite… ! Je n’avais jamais fréquenté un blog. Je ne savais même pas que cela existait ! J’étais plus occupé à ramer qu’à surfer, fut-il sur le web ! 
C’est son pseudonyme qui m’intrigua. J’ai été immédiatement séduit par l’écriture de cette fille… Comment pouvait-on écrire aussi bien ? 
Comment pouvait-on jongler avec les mots, de si belle façon ?
Comment pouvait-on  relever des défis  d’écriture ?  
Comment pouvait-on écrire cent mots … ?  
Autant de questions  qui n’avaient  qu’une seule réponse : le talent !  Moi qui étais classé « mauvais en français » à l’école, je découvrais là un moyen de faire quelques progrès... 
A sa lecture, je me rendis compte que j’avais presque tout oublié des règles grammaticales, d’orthographe, de conjugaison et les fameux participes passées, auxquels je n’ai jamais rien compris. Je manquais sérieusement de pratique et je trouvais là, dans son blog, mille textes, un réservoir de travaux pratiques, une source d’inspiration, tout en restant discret... 
Vint un jour, où, je me suis risqué, avec mes mots maladroits, à déposer un commentaire très bref, comme une petite fleur fanée tombant  ah l’eau… !  Mais au-delà des mots, c’est sa sensibilité qui entra en résonance avec la mienne et me troubla. Je tombai sous son charme et depuis, je n’ai de cesse de me relever…  Un jour, elle m’invita à la suivre dans une aventure pour le moins insolite… J’acceptai et pris cela comme une  très grande marque de confiance… La même que je n’accorde  que rarement...
Aujourd’hui, elle boucle une énième révolution et c’est comme un hommage que j’écris ce billet du jour comme un cadeau d’évolution… Je lui dois beaucoup, car c’est depuis son blog que j’en ai découvert d’autres,  plein d’autres. De fil en aiguille, dans une botte de foin.

Merci Célestine


vendredi 5 avril 2019

Chagrin d'amour




Annick beauchamps, photo du net













 

Quel était donc ce mal qui me perturbait, alors que je n’étais qu’un enfant ?  Je n’avais pas senti la maladie s’installer. Ce fut lorsque la guérison se présenta que je souffris…
Après maintes réflexions, je devais me rendre à l’évidence, j’étais amoureux de ma maîtresse d’école… Elle partit pour faire un autre remplacement et me laissa triste comme un menhir. 
Mes vaccins étaient à jour, j’avais eu toutes les maladies infantiles et même la coqueluche des filles… Je croyais bêtement qu’il n’y avait que les filles qui l’attrapassent ! C’était donc cela, cette maladie d’amour qui faisait chanter les hommes et pleurer les femmes ! Dans mon cas,  c’était le contraire ; je pleurais… Je ne me souviens pas combien de temps dura ma convalescence ? Probablement guère plus longue que l’été de la saint Martin, trois jours et un brin. 
J’avais dix ans et je venais de  perdre une partie de moi, en grandissant prématurément. Je me souviens parfaitement de son nom, pour son visage, j’ai un moyen mémo technique... Josiane T…….t était belle comme une speakerine, comme une animatrice de jeu télévisé… Elle ressemblait trait pour trait à Annick Beauchamps. Elle avait les mêmes pommettes qui me faisaient craquer. Ce premier chagrin d’amour, car cela en était un, fut associé à une chanson, qui, lorsque je l’écoute, me ramène directement à mes dix ans et m’émeut, encore… Je ne savais pas  que d’autres chansons ponctueraient ma vie… Rythmeraient mon coeur…



mercredi 27 mars 2019

tagada tagada



 Voilà les Allemands...




C’est par une belle fin d’après-midi ensoleillée qu’ils débarquèrent. Non pas dans une grosse berline, mais dans un véhicule blindé. Une sorte de « Volkswagen » bien française,  blindé à craquer est le mot juste. Tant elle semblait vouloir se disloquer à chaque tour de roues. L’auto n’était pas au mieux de sa forme, des bruits bizarres émanaient du train avant. Des sons pas tubulaires, mais presque… Des clips ! Claps ! Des bangs, des vlops et zip shebaw, pow, block, wizzzzzzzzzz…
Une sorte de comique trip… Je plaisante ! 
Heureusement qu’ils maîtrisaient  mieux notre Français que nous l’Allemand, sans quoi, nous n’aurions pu communiquer. Ces jeunes voyageurs, affublés de deux chiens bergers de même nationalité, étaient à la recherche d’un abri pour deux ou trois nuitées. Le temps nécessaire pour réparer leur vieille Renault quatre « L ». Au vu des endroits proposés qu’ils nous détaillaient et qu’ils avaient déclinés, nous comprimes qu’il y avait encore quelques relents d’hostilité envers la gent teutonne. Les anciens surtout, mais aussi des plus jeunes. Ils étaient Allemands, étrangers et personne ne voulait d’eux… Avec le recul, je peux dire, que dans mon village, il n’y avait que deux « maisons » capable d’offrir l’hospitalité ; chez une dame que nous appelions « la Parisienne » et qui l’était et chez nous.
Quarante ans plus tard, les choses n’ont pas tellement changé… Ils s’installèrent dans notre hangar, vide aux mois d’août. Ils ne plantèrent même pas leur tente, un matelas confectionné avec les bottes de paille à disposition fit un excellent tapis de sol. Leur tranquillité assurée par les deux sosies de Rintintin en robe de lassie… Deux magnifiques chiens pour garder leur campement. Il faut dire que les villages d’apparence tranquille ne le sont pas forcément…
Ils furent si bien, qu’ils restèrent une douzaine de jours. Une sorte de camping à la ferme, bien avant la mode. Il n’y avait qu’une chose qui nous étonnait : comment une si petite voiture pouvait contenir deux couples avec deux chiens et toutes les affaires ? Cette question est encore sans réponse aujourd’hui…