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mardi 22 septembre 2020

Vingt ans

 

 

Je ne sais pas pour vous, j’imagine qu’il en est de même, mais moi, je ne vois pas le temps passer. Hier encore, j’avais vingt ans, je caressais la vie, je caressais le temps… et aujourd’hui, comme un déclic et des claques, je m’aperçois que mon fils les a, à son tour, avec pour tout bagage, l’expérience des parents… Hier encore, je jouais avec lui. Je l’entends encore me dire « regarde papa, je suis à pattes quate ».

 


 

 Le temps a filé comme on file la laine, dans un tourbillon de vie... Quelques tours de rouets et vingt années sont passées. Pas de vague à l’âme, ni de nostalgie, quelques interrogations sur la vie… La mienne a failli s’arrêter dans un accident de voiture, pile le jour de mes vingt ans. La chance s’est invitée dans l’infortune, j’en suis sorti indemne.

 

C’est court vingt ans ! Pour lui, c’est toute sa vie…

Heureux anniversaire, mon fils. 


Quant à moi, je suis encore un gamin et je viens juste de m’offrir un gros jouet... J’ai les yeux qui brillent comme la chanteuse qui a cet âge-là... Décidément, la vie est belle aussi, quand on ne les a plus

          




dimanche 6 septembre 2020

Bluette...



Que faisais-je là, l’esprit en errance ;                                 
Où allait me mener ce bateau en partance.                                     
Je vivais le début, j’entrevoyais la fin ;                                    
J’étais le menu et j’étais la faim.

La vie semblait simple… 

Nous étions deux amants et ce n’était pas en rêve.                          
Je l’avais affriandée, elle m’avait poursuivi                                    
de ses assiduités, je ne fis pas un pli.

Le désir assouvi, fatigué, alangui,                                        
les pensées revenaient, me donnaient le tournis.                             
L’aventure s’acheminait vers une fin consentie ;                              
La mer allait effacer nos pas à jamais désunis.

C’était une chanson qui nous ressemblait,                                          
Yvo livi l’avait chantée.                                                     
Nous fûmes deux amants, dans un raz-de-marée.

Prends garde à toi, amour déguisé,                                    
Les rêves ressemblent fort aux chimères,                                              Quand la chanson n’est plus,                                            
Que les adultes errent.




Alors que je tentais d’écrire une mésaventure d’été, ces mots sont venus à moi, m’ont « percuté ». Aussi, j’ai laissé libre cours au stylo habile.




jeudi 20 août 2020

Test and Co... vide !




Le rendez-vous était pris de longue date ; les événements du printemps n’ont fait que prolonger le suspense. Vous savez, ce petit pincement, ici, à l’intérieur… Pas une angoisse, non. Mais une appréhension…

Il y a d’abord l’approche imminente de la date fatidique. Ensuite, vient la préparation, tant physique que psychologique. 
Les battements du cœur se font plus forts et font trembler tous les membres en cadence. Et puis, il y a l’attente, latente… Seul, dans cette chambre d’hôpital, le doute s’insinue à la manière d’un jeu de mot que j’avais distillé chez Célestine, ici
Les pensées s’emballent, des vétilles, et puis d’autres, plus profondes, tout en affichant un air serein, jusqu’à ce que le brancardier vienne quérir ma modeste personne. 
La suite se passe aux pays des rêves… 
Au retour en chambre, le doute n’a pas eu le temps de s’installer ; ce docteur fort sympathique m’informa de son diagnostic qui tomba comme le tranchant d’un couperet.

« Monsieur Xoulec, vous êtes nickel, comme un sou neuf ».

Bon, il n’a pas dit les choses exactement comme cela, mais c’est l’idée. 
Je vais pouvoir m’adonner à la poursuite de mes activités, l’esprit léger.