suivez moi

présentation

samedi 16 février 2019

Sinatra








Le mystère est entier !
L’enquête, rondement menée n’a pu déterminer la cause de la disparition. Peut-être est-ce une fugue, après tout ? Hier encore, il chantait de sa plus belle voix matutinale. Parée dans son costume de lumière, cousu d’or et brodé d’argent, il avait fière allure quand il lançait son « cocorico » retentissant, gratuitement, comme une alarme à l’œil ;... Le roi de la basse-cour se prenant pour « the voice »…
c'était la veille de noël, il a disparu sans laisser une plume d’explication, une plume d’adieu… Volatilisé, me direz-vous ? Quoi de plus normal pour un volatile ! Abandonner ses poules ? Je n’y crois pas, je n’ai jamais vu cela. Une évasion ? peu probable, ce coq n'était pas très sportif...
Aucun indice, pas de plumes, pas de traces de lutte, fut-elle dure…
Pas de trace de sang, non plus. Je peux donc écarter la piste du renard ; non, lui, chasse plutôt au printemps. Un rapace ? Peu probable, mais pas impossible, bien que le poulailler ne dispose pas d’une piste d’envol. 
Je crains qu’à défaut d’avoir été pris par une buse, ce coq en pâte ait été pris pour une dinde et je suis marron ! 😉

samedi 9 février 2019

Xoulec Pivot









 





 Je ne suis pas critique littéraire, il eut fallu pour cela que je lusse davantage, les romans policiers sont mes lectures préférées, une sorte de fil conducteur. 
De temps à autre, je diversifie un peu les thèmes, toujours avec plaisir. 
Dans le choix d’un livre, c’est d’abord le titre qui doit me parler, ensuite la couverture doit m’ « accrocher » et enfin le bref résumé ou la biographie de l’auteur(e), en quatrième de couverture. Il en est que je prends les yeux fermés, d’autres que l’on me conseille : « Tu devrais lire celui-ci, je suis sûr(e) qu’il te plairait », et de répondre assez souvent : « Mais, je l’ai déjà lu ! ». 
J’alterne mes lectures, des thèmes « sérieux » et des thèmes plus légers, le temps de digérer les premiers… Les Tintin, Astérix, gendarmes, Léonard et autres, ne me font pas peur, je plaisante... 
N’empêche, s’il m’en tombe un entre les mains, et ben, je le lis. J’alterne, donc !
Ainsi, un petit livre d’un auteur régional, m’a complétement ému, à la fin, au point de me soutirer une larmichette*. 

Bon sang, je suis un homme et un homme ne pleure pas ! 
Eh bien, si… ça pleure, même des deux yeux*. 
Je ne sais pas si c’est parce que ce livre conte une histoire très émouvante, ou parce que l’action se passe chez moi, dans le Cantal, que les lieux me sont familiers, ou simplement les trois ?  
J’ai adoré ce livre, plaidoyer contre l’absurdité de la guerre.
Les ruches étaient en deuil, de Bernard Soulier.


 
*, Clin d’œil à Célestine...

 
*, expression empruntée à Den




dimanche 3 février 2019

jaloux

« Merciiiiie »

C’est le mot qu’elle me glissa au creux de l’oreille en m’embrassant…
Il faut dire que l’exercice était plutôt dangereux et je m’étais donné du mal… Tenter de séduire cette femme, tout en prenant garde aux foudres du mari… Mais là encore, ce fut d’autant plus facile que le mari en question n’avait pas les moyens d’un foudroiement… 
Je ne suis pas suicidaire, tout de même ! Non seulement, j’avais à cœur de réparer une injustice, mais c’était assez jubilatoire de vaincre mon adversaire avec ses propres armes.
Il venait, accompagné de sa femme, qui ne l’était plus devant le maire, pour « voir » ma petite sœur, qui, si elle avait voulu, l’aurait fait marcher à genoux. Nous avons une certaine morale, chez nous ! Et qu’il prenne son ex pour une cruche, me révoltait. Je dois avouer aussi, que son charme ne me laissait pas insensible… Nous en parlions, ma sœur et moi et nous étions d’accord… C’est là que j’intervins, tout en douceur et subtilités. J’allais donc jouer à un jeu d’anges heureux… Nous jouâmes à ce jeu, elle et moi. Et bien qu’aucunes règles n’aient été posées, elle les comprit immédiatement. Les petits clins d’œil complices me le confirmaient et m’y encourageaient. Rapidement, les « visites » s’espacèrent, Je  sentais qu'il enrageait, ma petite sœur y mit le point final. 
Le mien, de point, fut ce long « merciiiiie » encore si doux, qu’elle murmura à mon oreille…

Non mais, dans notre campagne perdue, on a des principes !


mardi 29 janvier 2019

Au voleur ...














Il y a deux sujets que je n’aborderais jamais sur les blogs, la religion, la politique, l’argent. Tout cela sent trop mauvais. Mais que reste-t-il ? Tout comme pour le billet de mon amie de la nuit,  les mots ne me viennent plus, plus de grain à moudre au moulin de mon cœur…
 
Voler de ses propres ailes n’est pas chose aisée. Qu’écrire, quand les mots ne viennent pas ? Mais où est donc passé l’inspiration ? Je dois dire qu’arrêter le blogue m’a déjà traversé l’esprit, alors que je viens juste de commencer. Peut-être, suis-je mieux à ma place de commentateur ? J’avoue que c’est plus facile ; le sujet est fourni, libre à soi de commenter, ou pas. Il suffit juste de s’imprégner du texte et de se laisser transporter par la magie des mots. J’ai beaucoup pratiqué cet exercice chez Célestine. C'est même chez elle que j'ai pris mon envol. 
Voilà, ça y est, tout doucement, un texte commence à prendre forme…
C’est donc cela, le syndrome de la page blanche ? L’espace d’un instant, j’ai eu des sueurs froides. J’ai bien cru que j’étais atteint de leucosélophobie. Je suis rassuré, c’est beaucoup moins grave.

mercredi 23 janvier 2019

Tombe la neige







 




Je ne sais pas vous, mais moi, j’aime la neige. Quand elle n’est pas recouverte de boue, comme dans la chanson… J’aime la neige, celle qui est tombé ce matin. Une neige légère comme de la ouate, onctueuse comme de la chantilly. Celle dont on fait les boules, les bonhommes du même nom. J’aime que la nature se pare de blanc, s’offre une nouvelle virginité. Les jardiniers le savent bien, la neige est bénéfique. J’aime marcher dans la neige, juste elle et moi et le bruit des pas qui crissent, les sons étouffés, le silence. Je l’aime beaucoup moins, quand, à peine sorti des bras de Morphée, il me faut participer aux sports divers et variés de la conduite automobile… Deux bras supplémentaires, m’auraient été d’un grand secours…
Cette neige matutinale réveille en moi des souvenirs, ceux de l’enfance, ceux que l’on n’oublie jamais. La neige d'alors, avait le goût des vacances, de l’école buissonnière, des soirées sans électricité où nous jouions aux ombres chinoises, à la clarté de la lampe à pétrole. Mais surtout, ce qui reste, c’est l’odeur… Non pas de la neige, elle-même ! Non, c’était le parfum d’été qui l’accompagnait. Car oui, la neige d’hiver embaumait l’été… Il suffisait, pour s’en rendre compte, d’aller à l’étable, à l’heure où mon père pansait les vaches. La neige avait ce parfum particulier du foin, sublimé par l’hiver.




Tombe la neige...