présentation

dimanche 10 mai 2026

La poisse !

 

Il est des événements malencontreux, inopinés et toujours désagréables, plus ou moins graves, qui parfois se suivent sans interruption, sans nous laisser de répit. Leur itérativité est assez exaspérante, à tel point que l’on finit par se demander si l’on n’ a pas la poisse. Ce truc collant dont on ne peut se dépêtrer. Une sorte de spirale infernale qui nous entraîne vers toujours plus de désagréments.

Certaines personnes, sans le savoir, en sont « porteurs », comme on est porteur d’un virus, et attirent à eux les ennuis, à la manière de François Perrin dans ce fameux film de Francis Veber : La chèvre. D'autres l’attribuent plutôt à une mauvaise suite de concours de circonstance. Toutefois, même pour un esprit rationnel, cela pose question… Une seule solution : résoudre les problèmes, surmonter les difficultés, une à une, afin de ne pas laisser s’installer cette maudite spirale. Moi-même, il y a quelques temps déjà, j’ai eu mon lot de « poisse » ...

 

Il y avait une bande de copains, de ces jeunes qui peuplaient mon enfance. J’écoutais leurs histoires racontées, sans vraiment y comprendre goutte. Pierrot, Bernard, Jojo, Martine, Nicole, Denis et Jean-Luc sont des prénoms qui résonnent encore à mes oreilles. Mes Sœurs aînées faisaient partie de cette même troupe… Ils parlaient de leurs sorties du samedi soir, des bals environnants, des fêtes pas trop nulles… Leurs « exploits » automobiles ou professionnels étaient aussi des sujets largement commentés. 

Untel avait raté un virage en rentrant du bal ; la voiture était fichue. Tel autre avait fait plusieurs tonneaux ; même résultat. Bernard, au volant de sa Simca 1000, avait « sauté » le pont de Léry ; des bleus, des bosses, des voitures réduites à l’état d’épaves. Par chance, jamais de grosses blessures. Bien des mésaventures sans liens entre elles. Apparemment… 


Le ciel s’était assombri au point qu’il donnait l’impression qu’il allait nous tomber sur la tête. Il faisait presque nuit en plein jour, l’orage approchait à grand coup de tonnerre et d’éclairs mêlés. La foudre s’en donnait à cœur joie ; les hauts-plateaux du Cantal, à l’instar de ceux de la Haute-Loire, sont les départements les plus foudroyés de France (clic). Cela ne présageait rien de bon ; le ciel allait se déchaîner. Nos bêtes étaient à l’abri, dans l’étable, les chiens des fermes s’étaient réfugiés dans quelques endroits improbables. Seuls quelques hommes, retardataires ou inconscients bravaient les éléments… Denis, Jean-Luc et Bernard venaient juste de déposer mes sœurs, qu’ils repartaient aussitôt raccompagner Pierrot, qui habitait à deux nuages de l’orage… Le retour ne se passa pas comme prévu. Au bas de la descente, dite de « la crouzette », il n’y eut pas d'exceptions à la règle… Le cocktail, comme l’orage, fut détonnant. Le gravier, les lacets, virent s’envoler la 404 dans l’air du soir…


Je ne connais cette histoire uniquement parce que je l’ai maintes fois entendue. Cependant, je me souviens parfaitement du branle-bas de combat qui s'ensuivit, à la ferme, et du bras ensanglanté de Denis, qui avait voulu récupérer une babiolerie, et s’était entaillé avec le verre brisé. Il n’est pas exagéré de dire que cette bande de copains avait quand même de la chance dans leurs malheurs. Il n’y avait jamais de graves blessures. Bizarrement, cet accident fut celui de trop, et après celui-ci, à ma connaissance, il n’y en eut plus. Les apprentis pilotes s’étaient très probablement assagis, sans qu’ils ne l’eussent admis. Plus « rationnellement », un bouc émissaire fut trouvé… Un truc identifié comme porteur de poisse, un vêtement, plus précisément une casquette bariolée, qui, à chaque fois, était sur la tête d’un conducteur ou de ses passagers. Je crois me souvenir que ma sœur N….. la portait lorsqu'elle chuta de mobylette, quelques semaines plus tôt. Bref, le cerveau humain a besoin de réponse, et celle-ci se présentait comme une évidence… Je revois parfaitement ma sœur E….., le jour même, se saisir de cette maudite babiolerie, et la faire disparaître dans les flammes de la cuisinière à bois, en prenant soin de n’y toucher que du bout du pique-feu.

Ce n’est pas que l’on soit superstitieux par chez nous, mais il y a des limites. Un doute ; il n’y eut plus d’accident. La faute à la poisse…

 

 

 

 

 

mercredi 25 mars 2026

Lutrin d'enfer

 

Il y avait un vieux monsieur, un peu bohème et un peu vagabond, qui n'avait jamais connu ni patrie ni patron... Il venait de n'importe où, allait aux quatre vents... Peintre, sculpteur à seize heures ; artiste à toutes les autres. Il vivait de petits boulots, de débrouille, dormait où il trouvait, au jour le jour. C’était sa philosophie. Je crois me souvenir qu’il avait rompu tout lien avec sa famille. Femme et enfant, y compris. Lorsque l'argent commençait à déserter ses poches, il venait chez mon employeur de l'époque, un ébéniste, mon premier patron. Il réalisait quasiment tous les travaux de restauration de vieux meubles de style, qu'il lui réservait exclusivement. Les travaux moins « importants », moins prestigieux étaient assurés par nous-même. J’ai eu mon lot de restauration de vieilleries en tous genres. Je devais m’y plier. J'apprenais… J’ai appris que je déteste ce genre de travail, et je me suis juré de ne plus y toucher de ma vie. J’ai tenu parole. 

Moi, j’aime fabriquer du neuf avec du neuf ; c’est beaucoup plus « facile » ! Cependant, quand le moment s’y prêtait, je regardais ce vieux monsieur, son coup de main, sa technique, sa façon d'appréhender un ouvrage, ses explosions de colère envers ses mains qui ne voulaient pas lui obéir, son esprit qui me semblait très tourmenté, le bois qui résistait. Lorsque cela se produisait, il abandonnait son ouvrage, claquait la porte et ne réapparaissait que plusieurs jours plus tard. Apaisé. C’est parmi un de ces moments d'accalmie que je fus intrigué, et fasciné à la fois, par une de ses réalisations…


Il avait choisi son bois, avait veillé à ce qu’il remplisse des conditions optimales d'hygrométrie et de stabilité géométrique. En clair, un bois stable. Je ne le savais pas encore, mais l’essence avait une grande importance… Ensuite, il s’était confectionné un outil spécialement adapté. Un truc qui n'existe pas dans le commerce, même spécialisé, et il avait exécuter son art. 

Je regardais d’un œil distrait et retenais sa façon de faire en me disant que j’aurai été bien incapable d’en faire autant.

 

Bien des années plus tard, je me suis essayé à l’exécution de cet ouvrage. Ce fut une catastrophe. J’avais en tête le processus, mais pas le procédé... Je ne disposais pas de la même essence de bois, et j’en compris toute l’importance… J’apprenais… Mon bout de bois, bien qu’il fut du chêne provenant de la forêt de Tronçais, malgré sa stabilité, ne convenait pas du tout.

J’avais pourtant pris la peine de me fabriquer le même outil qu’icelui, mais le problème était ailleurs… L’essence du bois et sa « position » dans la bille… Il m’aurait fallu du noyer, plus homogène, pris « sur quartier », au plus près du cœur de l’arbre. Aucune des deux conditions n'étaient remplies, mais fort de mon inexpérience, j’ai persévéré, dans mon erreur...

Ce fut plus compliqué que dans mes souvenirs, et l’opération cruciale, celle qui révèle la réussite des opérations, se révéla un désastre. Ma pièce termina sa vie dans le foyer de la cuisinière à bois de la ferme familiale. Fin de l’opération. J’abandonnais à jamais mes velléités artistiques.


Trente années sont passées avant qu’il ne me reprenne cette envie, ce besoin de réussir cet ouvrage. Je ne jouissais pas plus qu’avant des paramètres adéquats, mais, une idée nouvelle venait de faire son apparition. J’allais changer le modus operandi... Certes, c’est une sorte de « tricherie » envers la toute première version qui me subjugua, mais je serai le seul à savoir, et cela ne changerait rien à la difficulté, ni à la fonctionnalité de l’ouvrage.

Mon bois de prédilection est naturellement le frêne, et j’allais voir si ma nouvelle façon de faire porterait ses fruits… 

La première action importante venait d'être réalisé.

 

 

 

Réalisation de la charnière

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les autres allaient suivre.

 

 

  

refente en son centre

 

 

  

Le moment de vérité, qui faisait suite à de nombreuses opérations délicates, se présenta. À l’aide de coins en bois, j’ai procédé à l’ouverture, comme un livre… Waouh ! Pas de casse, m’exclamais-je ! Tout doucement, la magie opéra. 

 

 

ouverture du « livre »

 

Après maints ajustements, le mécanisme fonctionna. Il ne restait plus qu’à le façonner pour lui donner un peu d’allure.

 

 

ouverture réussie
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

prêt à être faconné
 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'œil d’un professionnel reconnaîtrait immédiatement l’astuce que j’ai utilisée. Mais avec cette essence de bois que j’affectionne, même le vieux monsieur n’y serait pas arrivé. Le frêne n’est pas assez homogène, trop de différence entre les couches de bois formées l’hiver et celles d’été. 


Le tout premier est une pièce d’essai que je trouve un peu sobre, mais qui ne m’a pas empêché d’en faire la copie presque conforme, comme un jumeau pas complètement identique… Ces deux pièces renferment à l’intérieur tout l’amour que j’y ai mis. 

 

 

Lutrin jumeau


  

Le troisième, j’y ai ajouté quelques fioritures, pour enjoliver, pour différencier. Je regrette presque la sobriété des précédents. Pour me consoler, je me dis qu’une modification est toujours possible…

Même s'il y a peu de chance que je n'y retouche. Quoique... 

 

 

quelques fioritures !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

prêt à être utilisé

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 


jeudi 26 février 2026

Pot de départ

 


Les choses avaient été bien faites, mais je ne le savais pas encore ! Alors que je devais passer à l'entreprise dans laquelle j'ai officié de nombreuses années pour récupérer les documents inhérents à mon départ définitif, j'avais proposé de partager quelques bulles d'amitié plus ou moins alcoolisées, que je me chargeais d'apporter ; ce n'est pas tous les jours que l'on cesse son activité professionnelle... 

À ma grande surprise, alors que j'étais sur le point de mettre en place ces fameuses bulles, je constatai que mon poste de travail, mon établi, pour être plus clair, avait vu l'installation d'un buffet. Le traiteur, mandaté pour l'occasion, n'allait pas tarder. Tous mes collègues étaient là, ou sur le point d'arriver. Cependant, je déplorai deux absentes…

Je n'étais pas au bout de mes surprises ; les premiers invités firent leurs apparitions. Un ancien collègue, celui-là même qui m'a donné un tour à bois, parti en retraite dix ans plus tôt, qui me fit un cadeau magnifique, époustouflant, trop beau pour être utilisé...

Je le remerciai chaleureusement, alors que des connaissances professionnelles que j'appréciais arrivaient déjà ; Gérard, Jean, Michel, Pascal, Jean-Pascal, Paul ; j'en oublie peut-être bien un ou deux. Ils me pardonneront, si toutefois, ils découvrent ce blog. L'ébahissement n'aurait pas été à son comble, si d'autres invités prestigieux n'avaient pas fait leur apparition. Mon fils, venu spécialement de la cité des traboules, accompagné de ma chère et tendre qui avait été bien mystérieuse, toute la journée...

 

- tu n'es pas au bout de tes surprises, me confia Philippe, mon patron ; qui ne l'était plus.

 En effet : "mon gros Ludo" fit son entrée. Un ancien collègue parti pour travailler à son compte. Trois ans que je ne l'avais pas vu, et c'était comme si nous nous étions quitté la vieille...

- Lui, tu ne le reconnaîtras pas, me souffla une fois de plus mon ex patron, alors qu'un dernier invité s'approchait de nous. Mon cerveau se mit alors à mouliner à fond, je le reconnus en une fraction de seconde : Maurice. 

Lui aussi, un ancien collègue... Un lien indéfinissable nous unissait depuis une précédente entreprise, où nous avons fait les quatre cents coups... Nous avons évoqué les souvenirs, les éclats de rire, passé et présent, ceux à venir... Une grande partie de nos vies...

Ce pot de départ, qui me portait un petit peu peine, a été un pur moment de bonheur qui, je crois, a fait du bien à tout le monde.

Voilà, depuis ce jour, je n'fais rien, je m'repose, je suis très heureux ainsi... Enfin, je n'fais rien, faut le dire vite...

 

 

 

samedi 14 février 2026

Fabrication maison

 

Vous vous souvenez sûrement de ma bibliothèque, sinon, c'est ici (clic) et là (reclic). Eh bien, figurez-vous que je viens d'utiliser le dernier bout du dernier morceau de la dernière planche. La confection de cet ouvrage a nécessité l'utilisation de trois épaisseurs de bois différentes. J'ai eu de la chance de tout trouver chez un même vendeur, ex-professionnel, qui liquidait son stock. Une affaire. En vrai auvergnat, je porte une grande attention aux euros à débourser ; le premier argent économisé est celui que l'on ne dépense pas, dixit ma maman.

J'eus donc tout le loisir de choisir mes plots de frêne...

Trois épaisseurs distinctes, des épaisseurs de sciage régies par des normes précises. Pour la structure de la face avant, il me fallait du « 54 » mm, pour tous les autres éléments, il me fallait du « 34 » mm, et enfin pour les panneaux de remplissage, il me fallait une plus petite épaisseur : du « 18 » mm.

Je n'ai jamais su évaluer les quantités de bois à acheter à l'aide de calculs plus ou moins compliqués, incluant des pourcentages de chutes, de perte, d’erreurs, de défauts à éliminer. Je ne sais pas faire.

Heureusement, j'ai l'œil... Tout au long de ma carrière professionnelle, je ne me suis jamais trompé. Il vaut mieux une planche ou deux de trop, que pas assez.

Avec le restant de bois 54mm, j'ai fabriqué un cale livres.

 

 

Avec les dernières planches de 34 mm, j'ai fabriqué une table basse, bois et métal. Elle sera pour mon fils, lorsqu'il en aura besoin.

 



Quant au « 18 », je me suis longtemps demandé ce que j'allais bien pouvoir en faire. Les garder indéfiniment ne m'intéresse pas. Je ne veux pas courir le risque de les voir devenir poussière, comme les planches en noyer de mon grand-père (clic). Aussi, un matin, une idée m'est venue d'en faire un truc dont je n'ai pas besoin, mais dont j'aurai l'utilité. Un truc pour le plaisir de réaliser : une boîte à outils. 

Que dis-je, des boîtes à outils, avec des assemblages en queues d'aronde, réalisées manuellement. Voyez plutôt...

 

boites à outils empilables

 


 

boites à outils, dépilées

 

 

 

 

 

boites à outils en attente d'outils

 

 

Elles remplacent avantageusement celle que j'avais confectionnée en simple contreplaqué. Sans âme.

Dans mon élan, j'en ai fabriqué une de plus. Elle attendra patiemment une fonction, ou bien un ou une bénéficiaire. De temps à autre, j'adore offrir le produit de mes mains...

 

 

  

jeudi 15 janvier 2026

Bouginaïre

 

 


Tel que vous me voyez-là, je dois avoir deux ou trois ans, peut-être quatre. D'après les « archives » familiales, j'aurais deux ans. Cela m'étonne, car je me souviens parfaitement de ce moment-là. Mes sœurs me cherchaient partout, pour m'immortaliser sur papier, je ne répondais pas, tout occupé que j'étais, à faire une « débougine ». Je ne voulais pas être découvert, aussi, j'ai répondu à l'appel des sirènes... Je suis sorti de la grange, et la photo fut prise, presque sur le lieu du crime...
Pour rendre mon récit plus compréhensible, il faudrait que j'explique ce qu'est une débougine. C'est une sorte de bêtise que l'on fait délibérément. Une bêtise d'enfant, sans grande gravité, ni conséquence. Une blague, une farce.
C'est justement le fait de répondre qui a engendré ladite débougine. Après la photo, je n'ai pu revenir à ma besogne... 

L'instant d'avant, j'étais au volant de la traction familiale, debout sur le siège, à faire des vroum vroum ponctués de quelques autres vrombissements, imitant le bruit du moteur. Je venais juste d'allumer les phares et clignotants ; je ne les ai jamais éteints. La batterie six volts s'en est chargé elle-même, si on peut dire... Bien des années plus tard, j'ai réalisé que mon père devait forcément passer derrière moi, sans rien dire, sans faire d'esclandre, pour remettre les choses en place. La ferme familiale offrait un terrain de jeu formidable, propice, justement aux débougines. Je crois que l'on pouvait dire que j'étais un petit «bouginaïre», celui qui fait des débougines. Pour celle-ci, tel fut pris qui croyait prendre. Pour se rendre au marché aux veaux du mardi suivant, dans la petite ville voisine, la traction démarra au quart de tour, et c'est moi qui fus tout ébaubi, de la pointe !

 

 

mercredi 24 décembre 2025

25 decembre

 

Noël approchait, nous étions tous impatients, bien que, selon mon père, Noël était un jour comme les autres ; nos vaches ne voyaient pas la différence ! Les petits attendant les jouets, les grands regardant les petits s'émerveiller. Pour l'occasion, mes sœurs ainées rejoignaient la ferme familiale. Nous les attendions aussi impatiemment que le père Noël. 

Elles étaient déjà adultes et avaient quitté la maison depuis un bout de temps. Hormis mes sœurs E..... et M.......,je n'ai jamais vécu avec les autres. 

En parlant de père Noël, avec ma petite sœur, nous nous demandions bien comment un vieil homme ventru, joufflu et bedonnant, pouvait bien utiliser le conduit de cheminée pour s'introduire chez les gens, alors que dans chaque ferme, un poêle à bois fioquait* tout feu tout flamme ? 

Nous nous amusions à l'imaginer partir en courant façon le loup des trois petits cochons, le feu aux fesses... Croire au père Noël s'assimilait un peu à croire en Dieu. Nous n'étions pas très croyants... Il y avait un peu trop d'incohérences dans l'histoire. Le mystérieux secret du père Noël s'éventa relativement tôt. Notre scepticisme et surtout l'aide de nos deux frères plus âgés y contribua allègrement. Pourtant, pour réaliser la prouesse de distribuer des joujoux par millier selon Tino Rossi, que ma maman adorait, j'imaginais le père Noël être une force de la nature, un géant. Et après mûres analyses, j'avais fini par le démasquer. Je savais qui il était. C'était facile, il apparaissait dans les émissions télévisées chaque année à la même période.

Il avait de l'allure, mon père Noël, une force de la nature, un colosse, avec une voix de velours.


À toutes celles et ceux qui passeront par ici, je souhaite un joyeux Noël.

 

 

*Fioquer : faire feu, alimenter copieusement un feu de bois, brûler du bois.

 

 

  si la vidéo ne fonctionne pas, pas de panique, elle est ici clic