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jeudi 26 février 2026

Pot de départ

 


Les choses avaient été bien faites, mais je ne le savais pas encore ! Alors que je devais passer à l'entreprise dans laquelle j'ai officié de nombreuses années pour récupérer les documents inhérents à mon départ définitif, j'avais proposé de partager quelques bulles d'amitié plus ou moins alcoolisées, que je me chargeais d'apporter ; ce n'est pas tous les jours que l'on cesse son activité professionnelle... 

À ma grande surprise, alors que j'étais sur le point de mettre en place ces fameuses bulles, je constatai que mon poste de travail, mon établi, pour être plus clair, avait vu l'installation d'un buffet. Le traiteur, mandaté pour l'occasion, n'allait pas tarder. Tous mes collègues étaient là, ou sur le point d'arriver. Cependant, je déplorai deux absentes…

Je n'étais pas au bout de mes surprises ; les premiers invités firent leurs apparitions. Un ancien collègue, celui-là même qui m'a donné un tour à bois, parti en retraite dix ans plus tôt, qui me fit un cadeau magnifique, époustouflant, trop beau pour être utilisé...

Je le remerciai chaleureusement, alors que des connaissances professionnelles que j'appréciais arrivaient déjà ; Gérard, Jean, Michel, Pascal, Jean-Pascal, Paul ; j'en oublie peut-être bien un ou deux. Ils me pardonneront, si toutefois, ils découvrent ce blog. L'ébahissement n'aurait pas été à son comble, si d'autres invités prestigieux n'avaient pas fait leur apparition. Mon fils, venu spécialement de la cité des traboules, accompagné de ma chère et tendre qui avait été bien mystérieuse, toute la journée...

 

- tu n'es pas au bout de tes surprises, me confia Philippe, mon patron ; qui ne l'était plus.

 En effet : "mon gros Ludo" fit son entrée. Un ancien collègue parti pour travailler à son compte. Trois ans que je ne l'avais pas vu, et c'était comme si nous nous étions quitté la vieille...

- Lui, tu ne le reconnaîtras pas, me souffla une fois de plus mon ex patron, alors qu'un dernier invité s'approchait de nous. Mon cerveau se mit alors à mouliner à fond, je le reconnus en une fraction de seconde : Maurice. 

Lui aussi, un ancien collègue... Un lien indéfinissable nous unissait depuis une précédente entreprise, où nous avons fait les quatre cents coups... Nous avons évoqué les souvenirs, les éclats de rire, passé et présent, ceux à venir... Une grande partie de nos vies...

Ce pot de départ, qui me portait un petit peu peine, a été un pur moment de bonheur qui, je crois, a fait du bien à tout le monde.

Voilà, depuis ce jour, je n'fais rien, je m'repose, je suis très heureux ainsi... Enfin, je n'fais rien, faut le dire vite...

 

 

 

18 commentaires:

  1. Et c est la qu on voit à quel point on est apprécié, aimé et à ton tour aujourd'hui de profiter sereinement de tes prochaines années qui, il me semble, ne seront pas si tranquille que ça.
    Tu es, j en suis sûre quelsu un de génial. Mais c est normal tu es Cantalou....
    Bises auvergnates

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    1. Merci du compliment, j'ajouterai, et c'est bien connu, que les cantalous ne sont pas chauvins pour deux sous :-)
      Depuis que j'ai cessé toute activité professionnelle, mes journées sont bien remplies... Quant à ce "nouveau" pseudo, il te va comme un gant ;-)
      Bises d'Auvergne

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  3. Et bien, la deuxième Auvergnate qui se cache dans quelque coin, de passage à Clermont cette semaine, te souhaite une longue, agréable et bonne retraite, tu auras tout le temps pour aller et venir à travers l'Auvergne et de nous faire découvrir ou redécouvrir quelques endroits magnifiques par ci par là.

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    1. Merci, j'espère simplement trouver le temps d'aller et venir... Comme je le dis un peu plus haut, je suis bien occupé. Mais une chose après l'autre...

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  4. ça ne m'étonne pas du tout de lire ce que tu décris. Et je suis bien certaine que plutôt que de ne rien faire, tu seras comme beaucoup de retraités que je connais encore plus débordé que quand tu travaillais ! Bienvenue au club !
    J'espère que tu es heureux de cette nouvelle situation même si ça doit te serrer un peu le coeur, sans aucun doute, et que tu as plein de projets.
    Profite !

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    1. Bien souvent, j'étais plus fatigué les week-ends que la semaine. Je faisais ce que j'avais à faire, mais en mode condensé. Maintenant, je prends le temps.
      Le plus appréciable, parmi beaucoup de choses, c'est de ne plus me réveiller avant le soleil, et de prendre la route quel que soit le temps.
      Sans aucun doute, Heureux. Comme le disait Fernand Raynaud ;-)

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  5. C'est tellement agréable de lire ce billet, car c'est le signe de toute la valeur professionnelle qui est célébrée ce jour-là, de la manière dont tu la relates. Il me semble percevoir entre les mots un peu d'émotion… tout à fait légitime.
    Il y avait des gens auxquels tu ne t'attendais pas. Et c'est très bon signe. tu as marqué des existences et tu continueras sur cette lancée, c'est évident…

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    1. Les 3 ou 4 derniers mois qui ont précédé mon départ, je les ai vécus comme dans une "bulle". Une bulle dans laquelle on a plus rien à prouver, une bulle dans laquelle on évolue avec légèreté, une bulle dans laquelle on ressent sa valeur professionnelle. Je ne compte plus le nombre de fois que mes collègues m'ont demandé de leur donner quelques petits "secrets" de fabrication ou des conseils pour réaliser telle ou telle autre chose, avant que je ne parte.
      Je ne pensais pas qu'il y aurait autant d'invité "extérieur" à l'entreprise, et j'ai été très agréablement surpris.
      Avec mon patron, nous nous sommes connus dans une entreprise similaire, il y a plus de trente ans. Nous étions collègues, nous avons souvent fait équipe ensemble. Je n'ai pas besoin de te dire que lorsque j'ai rejoint son entreprise, je n'ai pas eu besoin de produire un CV.

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  6. J'ai ressenti beaucoup d'émotion en lisant ton billet sensible. J'ai pensé à mon propre départ dont j'ai gardé un bon souvenir. Il y avait aussi des invités-surprise auxquels je ne m'attendais pas.

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    1. Nos pots de départ ont donc quelques similitudes...
      Je m'attendais à quelque chose de plus sobre, plus commun, ordinaire.
      Le traiteur a bien rempli sa mission, tout était très bon. Il n'y a pas eu d’excès d'alcool, qui parfois peuvent tout gâcher.
      Vraiment, un excellent moment de convivialité.

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  7. Je n'ai jamais connu ce que tu as connu, bien que, pour mon 2ème emploi, quand je suis partie (pour aller ailleurs), on m'a offert de beaux cadeaux, ainsi que mes 2 chefs qui sont venus à mon mariage, deux ans plus tôt, car je me suis mariée avec un collègue de travail. Bon dimanche, bises.

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    1. Le pot de départ, surtout lorsque l'on a officié plus de vingt ans dans la même entreprise, a une valeur particulière, comme le dit AlainX, une célébration de la valeur professionnelle.
      J'ai eu de beaux cadeaux aussi, de la part de l'entreprise, de la part des collègues, mais aussi de la part de deux invités surprises, et là, c'est moi qui ai été surpris ...!
      Bises puydômoises

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  8. Comment ne pas penser à son propre pot de départ ? Tu évoques si bien l'attachement que l'on peut avoir à son travail, et en même temps, cette liberté devant nous qui peut donner le vertige à certains.
    Très émouvant ce billet, mon Xoulec.
    Je sais que tu es un de ceux qui aiment la vie quelle qu'en soit la proposition.
    Et la retraite, c'est une proposition en or.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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    1. J'avoue que depuis Noël, je savoure la liberté de n'être plus soumis aux contraintes professionnelles.
      Disposer du temps pour faire ce que l'on a envie est un bien plus précieux que l'or. Je le savais depuis longtemps, mais je n'avais pas encore la carte du club... ;-)
      Bises puydômoises

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  9. Bien que ne te connaissant que très peu et ce, uniquement virtuellement, je pense que tu n'as eu que ce que tu méritais : l'amitié de tes collègues . Tu es un gentil, serviable , et généreux et ce sont des qualités que , ceux qui ont eu (comme moi) l'occasion d'en bénéficier, n'oublient pas. Alors, vive les bulles festives de la retraite.

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    1. Lors de cette soirée festive, chaque fois qu'un nouvel invité faisait son apparition, je me sentais comme un enfant découvrant ses cadeaux devant le sapin de Noël. Autant de monde, rien que pour moi, m'a fait chaud au cœur. J'étais dans un nuage...
      Certainement une célébration de la valeur professionnelle, mais surtout, une célébration des valeurs humaines, dont cet événement était le point d'orgue. Les bulles festives ont pétillé longtemps après que la soirée fût terminée. Vraiment un beau moment, et maintenant un beau souvenir.
      Bien amicalement

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