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| Annick beauchamps, photo du net |
Quel était donc ce mal qui me perturbait, alors que je n’étais qu’un enfant ? Je n’avais pas senti la maladie s’installer. Ce fut lorsque la guérison se présenta que je souffris…
Après maintes
réflexions, je devais me rendre à l’évidence, j’étais amoureux de ma maîtresse
d’école… Elle partit pour faire un autre remplacement et me laissa triste comme
un menhir.
Mes vaccins étaient à jour, j’avais eu toutes les maladies
infantiles et même la coqueluche des filles… Je croyais bêtement qu’il n’y avait
que les filles qui l’attrapassent ! C’était donc cela, cette maladie d’amour
qui faisait chanter les hommes et pleurer les femmes ! Dans mon cas, c’était le contraire ; je pleurais… Je ne
me souviens pas combien de temps dura ma convalescence ? Probablement
guère plus longue que l’été de la saint Martin, trois jours et un brin.
J’avais
dix ans et je venais de perdre une
partie de moi, en grandissant
prématurément. Je me souviens parfaitement de son nom, pour son visage, j’ai un
moyen mémo technique... Josiane T…….t était belle comme une speakerine, comme une
animatrice de jeu télévisé… Elle ressemblait trait pour trait à Annick Beauchamps.
Elle avait les mêmes pommettes qui me faisaient craquer. Ce premier chagrin d’amour,
car cela en était un, fut associé à une chanson, qui, lorsque je l’écoute, me
ramène directement à mes dix ans et m’émeut, encore… Je ne savais pas que
d’autres chansons ponctueraient ma vie… Rythmeraient mon coeur…


