J’avais galéré pour trouver une place de
garage, pour ma voiture, sur ce parking de magasin. Je dus marcher quelques
minutes, pour y accéder.
Il pleuvait à verse, qu’importe ; j’ai toujours
avec moi mon parapluie.
Modèle classique, qui me donne un air « so
british », mais un modèle venu tout droit de la capitale du parapluie (clic).
Tandis que l’averse redoublait d’intensité, des flaques immenses s’étaient
formées et m’obligeaient à les contourner. Ce n’était rien que de l’eau, de
l’eau de là-haut…mais qui tombait tel un rideau d'eau. Bien à l’abri de mon pépin, j’accélérais le pas.
J’atteignis
enfin l’entrée du magasin. À l’abri d’un auvent, se tenaient-là deux femmes. À
vue d’œil, une mère et sa fille, qui me regardaient avec
« gourmandise ».
Bon, je savais que c’était pour mon parapluie… Ma
congénère était élégamment vêtue et coiffée et il me sembla que l’idée de se
risquer sous la pluie, chaussée d’escarpins, même en courant, ne l’enchantait
guère. Semblant m’implorer, je n’ai pu résister à lui offrir de l’accompagner
jusqu’à son carrosse. Elle me prit le bras et se serra contre moi ; un
petit coin de parapluie n’avait rien d’un coin de paradis. À deux, la toile est
un peu juste et je ne voulais pas me mouiller, non plus !
La galanterie,
c’est bien, mais faut pas abuser.
Sa fille n’attendit pas mon retour. Elle se lança, telle
une gazelle, par-dessus les flaques et en quelques enjambées, elle avait
rejoint sa mère. « Je sécherais dans la voiture » et j’ai repensé à
cette phrase de mon père : « ça n’ira pas plus loin que la
peau ».
Il avait, comme cela, des phrases pleines de bon sens.

