C’est en entendant cette chanson très connue du grand Charles, pas l’éternel prince devenu roi sur le tard, non : Aznavour, (clic) un maître des mots, que l’inspiration m’est venue.
Hier encore, il n’avait pas vingt ans, je le tenais dans mes bras. 2660 grammes, une plume.
Hier encore, il jouait aux legos, il s'asseyait à côté de moi et me regardait croquer la croûte, comme il disait, en picorant dans mon assiette.
| Mon fils |
Hier encore, je l’accompagnais à l’école primaire, puis au collège ; sur ma moto, il était fier comme un bar/tabac… Hier aussi, il réussissait les épreuves du baccalauréat ; il allait quitter le nid familial...
Hier encore, je faisais jouer mes relations pour qu’il obtienne un stage, et voilà qu’une poignée de mois plus tard, il en décroche un par lui-même ; à la seule force de sa détermination et de sa persévérance. La chance a été présente, aussi.
Je ressens encore la force de notre étreinte, sur le quai d’embarquement pour l’inconnu. Deux mois à vivre dans un pays étranger, aux rythmes de la péninsule ibérique. Barcelone, Mataro, Figueras, avec un périple en train dont il se souviendra longtemps, pour cette visite du musée d’un peintre célèbre.
Que de chemin parcouru depuis ! Un BTS en poche, une alternance en place, une autonomie acquise, je suis fier de lui.
D’ici l’année prochaine, tout comme moi, jadis, il va s’adonner à l’apprentissage de la conduite d’une moto. Un truc que j’ ai transmis sans le savoir. Il me ressemble beaucoup, dans sa façon d’être, dans sa façon d’appréhender les choses, la vie.
Je suis fier de toi, mon fils.
Pour tes vingt ans, avec un peu de retard…





